Championne du monde en titre (-68 kg), Thalya Sombe, nouvelle égérie de l’équipe de France, va aborder le Karate 1 d’Istanbul dans une nouvelle posture. Calme et sereine, la jeune Française est ambitieuse pour cette première compétition de 2026 avec, en ligne de mire, les championnats d’Europe et la qualification aux championnats du monde par équipe. Sa soif de victoire n’est pas rassasiée.

Par Florian Fournier / Photo : D.R


 

Comment s’est déroulé cette période post championnat du monde ?

Depuis mon titre, j’ai pris deux semaines de coupure avant de reprendre l’entraînement. J’ai savouré pleinement ce succès et la reprise, il faut l’avouer, n’était pas évidente. Mais, aujourd’hui, tout va bien et je suis prête pour ce Karate 1 d’Istanbul.

Le statut de championne du monde te met-il une pression supplémentaire ?

Je suis assez tranquille. Comme les autres compétitions, je me dis que je suis attendue, plus maintenant, et je dois jouer dessus. C’est une motivation supplémentaire de prouver que je suis la meilleure.

Tu es n°2 mondiale au ranking. Retrouver la place de n°1, c’est important ?

C’est motivant ! J’ai envie de toute donner pour récupérer la place de n°1 et y rester le plus longtemps possible.

Tu es la nouvelle tête d’affiche du karaté français. Comment gères-tu ta nouvelle médiatisation ?

Je gère plutôt bien. Je suis assez à l’aise de nature dans la communication donc ça m’aide à répondre à toutes les sollicitations. Et ça fait chaud au cœur de voir toutes ces sollicitations, notamment celle reçues par la Guadeloupe après mon titre.

Tu as signé un contrat avec France Travail qui te permet d’allier sport et avenir professionnel. C’était important de finaliser cela pour toi ? 

C’est un objectif qu’on avait à cœur de réaliser avec la fédération. Avec Yann Baillon, Olivier Beaudry et Ayoub Negliz, nous étions en train de travailler sur ce projet qui me permet d’avoir une rémunération tout en pouvant m’entraîner et m’assurer un avenir professionnel après ma carrière.

Je suis heureuse de cette signature et je remercie France Travail et toutes les personnes qui ont rendu possible la réalisation de ce projet.

Le changement institutionnel au sein de la fédération a-t-il un impact sur vous ? 

Forcément, cela pourra avoir un impact sur l’équipe de France. Maintenant, en tant qu’athlète, on se doit de rester concentrer sur notre travail et nos entraînements. C’est un nouveau cycle qui va démarrer et à nous d’être prêt pour continuer à répondre présent sur les tatamis.

Je suis très heureuse d’avoir partagé tous ces moments avec l’ancien staff et je leur souhaite beaucoup de bonheur et de réussite dans leur nouvelle vie.

L’objectif de cette saison : remporter les championnats d’Europe ? 

C’est un des deux objectifs majeurs de la saison avec la qualification pour les championnats du monde par équipe. C’est un rêve d’être championne d’Europe car ce titre manque à mon palmarès et la qualification pour les Mondiaux par équipe est toute aussi importante pour remettre l’équipe de France au sommet.