Enfin ! Un tournoi international de Karaté va se dérouler en Europe pour la 1ère fois depuis un an. Le samedi 20 février, à l’initiative de la fédération autrichienne, quelques 60 athlètes (Kata et Kumite) originaires d’une dizaine de pays vont se retrouver au Budokan de Wels. Les Françaises Gwendoline Philippe et les sœurs Feracci, Horne, Bitsch, Horuna (?), Crescenzo, Tadissi, Cardin, Plank, Buchinger… seront à suivre en direct live (1). Ewald Roth, l’un des organisateurs, nous présente le « Pro Sessions ».

Par Ludovic Mauchien / Photos : DR


Pourquoi la fédération autrichienne organise-t-elle ce tournoi ?

Nous réalisons à quel point il est important pour nos athlètes de disputer des compétitions internationales. A partir du moment où a été annoncé l’annulation du Karate 1 au Portugal, nous avons pensé qu’il fallait organiser quelque chose. Nous voulons aller de l’avant et ne pas être paralysés par la pandémie. De plus, nous avons vu d’autres arts martiaux comme le judo organiser des compétitions. Il est important de montrer que nous sommes également capables de le faire.

Mais le point de départ et l’objectif principal est notre volonté d’offrir à nos athlètes une opportunité de combattre, en plus en catégories olympiques.

Il y a deux semaines, nous avons commencé par un tournoi amical entre l’Autriche et l’Allemagne. C’était comme une répétition pour ce plus grand tournoi où nous allons accueillir environ 10 pays.

Cette compétition s’appelle « Pro sessions ». Pourquoi ?

En référence au professionnalisme de nos athlètes et de nombreuses fédérations qui poursuivent l’objectif olympique. Nous voulions inviter des athlètes dits professionnels. Nous voulions les choisir. Nous sommes en contact avec de nombreux pays. Nous avons essayé de sélectionner les meilleurs athlètes de ces pays avec lesquels nous entretenons de très bonnes relations.

« TOUT LE MONDE VA COMBATTR CONTRE TOUT LE MONDE »

Quel va être le format de la compétition ?

Nous voulons l’organiser en round robin, dans les catégories de poids olympiques. C’est très important car nous voulons que tout le monde en profite et que les athlètes ne disputent pas qu’un seul match. Nous voulons qu’ils combattent un maximum. Il n’y aura pas de demi-finales et de finale. Tout le monde va combattre contre tout le monde. Les matchs nuls sont autorisés et rapportent 1 point, une victoire donne 2 points et, pour rendre la compétition plus attractive, une victoire avec 4 points d’écart rapportera 3 points. Les trois premiers recevront des médailles. Fondamentalement, notre idée est de se rapprocher le plus possible des règles olympiques et de permettre aux athlètes de disputer un maximum de combats.

Quel a été le plus gros problème auquel vous avez été confronté ?

Nous avons dû nous battre sur de nombreux champs de bataille. En 1er lieu, respecter le protocole Covid-19 est quelque chose d’assez exigeant. Sur place, nous ferons des tests quotidiens. Nous devons veiller à ce que tout le monde obéisse au protocole. Evidemment, nous ne sommes pas autorisés à avoir des spectateurs. C’est un défi de remplir toutes les conditions, mais nous déjà expérimenté cela il y a 2 semaines lors d’une rencontre Autriche-Allemagne. Cela s’est bien passé. Tout a été très « safe ».

Tous les athlètes inscrits seront-ils présents ?

Oui. Seul Stanislav Horuna est encore incertain car il n’a pas trouvé de vol. Mais tous les autres ont confirmé. Nous attendons ce tournoi avec grande impatience car ce sera une belle compétition. Elle sera diffusée en livestream, notamment par YouTube et Facebook (1). La télévision autrichienne devrait aussi la diffuser en direct.

 

(1)

La compétition sera retransmise en direct sur 2 canaux principaux :

https://www.youtube.com/user/sportdatalive

https://vimeo.com/user112848632